Covid-19

La France, comme de nombreux pays, fait face à une importante épidémie d'infections à SARS-CoV-2, coronavirus à transmission principalement respiratoire.

Mesures dérogatoires de prise en charge

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, plusieurs mesures dérogatoires ont été mises en place par le gouvernement, pendant toute la durée de l'épidémie.

Recours à la télésanté

La télésanté permet d'assurer une prise en charge médicale et soignante à distance pour la continuité des soins tout en limitant les risques de propagation du coronavirus. 

Pendant toute la période de l’épidémie et jusqu'au 31 décembre, les téléconsultations, quel qu’en soit le motif, sont prises en charge à 100 % pour la part de base. La Camieg prend en charge ces prestations à hauteur de 120 % de la base de remboursement.

Les prestations à distance peuvent être réalisées sans recours à une solution spécifique de téléconsultation. Il suffit d’utiliser une solution d’échange vidéo par n’importe quel moyen technologique pouvant réaliser une vidéotransmission : lieu dédié équipé, site ou application sécurisé via un ordinateur, smartphone ou tablette équipé d’une webcam et relié à internet (exemple : Skype, Whatsapp, Facetime…).

À titre dérogatoire, le médecin peut recourir à la téléconsultation sans connaître préalablement le patient et en dérogeant aux règles du parcours de soins pour les patients infectés par le Covid-19 ou susceptibles de l’être.

Ainsi, vous pouvez bénéficier de la prise en charge des actes de consultation même si vous n’avez pas de médecin traitant, si vous n’avez pas été orientées par lui, et si le médecin téléconsultant ne vous connaît pas préalablement.

Dans le cas où le médecin estime nécessaire de mettre en place un suivi par un infirmier si le diagnostic d’infection à Covid-19 a été posé cliniquement ou biologiquement, l’infirmier est autorisé à réaliser un acte de suivi afin d’assurer la surveillance à domicile des patients ce suivi peut également se faire à distance.

* Le télésoin a été étendu aux :

  • sages-femmes depuis le 24 mars ;
  • orthophonistes depuis le 26 mars ;
  • ergothérapeutes et psychomotriciens salariés depuis le 15 avril ;
  • masseurs - kinésithérapeutes depuis le 19 avril ;
  • orthoptistes, pédicures-podologues et pharmaciens depuis le 19 mai.

Pour les mineurs, la présence d'un des parents majeurs ou d'un majeur autorisé est nécessaire.

Les tests de dépistage

Outre les dépistages collectifs organisés dans certaines structures, il existe 3 situations de prise en charge du test virologique RT-PCR (prélèvement nasal). Ce test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

Vous présentez des symptômes du Covid-19

Consultez le plus tôt possible, et de préférence, en téléconsultation, votre médecin traitant. Si la suspicion d’infection est confirmée, votre médecin vous remettra une prescription médicale pour réaliser un test de dépistage.

Vous êtes identifié comme "cas contact" d’une personne contaminée (que vous présentiez ou non des symptômes)

Une fois informé de votre situation de "cas contact" par votre médecin traitant, par les services de l’Assurance Maladie ou par l’ARS (agence régionale de santé), prenez rendez-vous dans un lieu de dépistage pratiquant le test Covid. Le médecin ou les équipes de l’Assurance Maladie pourront vous indiquer l’adresse d'un laboratoire.

Vous ne présentez pas de symptôme du Covid-19 et n'avez pas de prescription médicale

Depuis le 25 juillet, toute personne peut se présenter à un laboratoire d’analyses médicales pour demander la réalisation d’un test sans prescription médicale préalable et sans avance de frais.

Les tests de dépistage du Covid-19 sont prioritairement réservés aux personnes présentant un risque de contamination élevé qui doivent pouvoir bénéficier rapidement d’un test afin de lutter contre la propagation du virus. Il s’agit des  :

  • personnes présentant des symptômes du Covid-19 (symptômes confirmés par un avis médical) ;
  • personnes identifiées comme ayant été en contact à risque élevé avec une personne contaminée ;
  • résidents des structures d’hébergement collectif (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), établissements pénitentiaires...) et personnels exerçant dans ces structures (en cas de cas confirmés au sein de la structure),
  • professionnels de santé et leurs employés.

Le test serologique vise à rechercher si une personne qui a été ou non en contact avec le virus a développé une immunité. Ce test est pris en charge à 100 % , sur prescription médicale ou si vous êtes inscrit dans le répertoire de "cas contacts" de l'Assurance maladie.